Quelles sont vos dettes ?

C’est une période de l’année où beaucoup de gens font le point sur tout ce dont ils sont reconnaissants – ou du moins quand nous devrions le faire. Mais c’est aussi le moment où nous devrions faire le point sur toutes les personnes qui ont contribué à ces dons, en particulier les dons immatériels. Ces dons, tels que notre estime de soi ou notre confiance en soi, notre amour du sport ou de la musique, et notre colonne vertébrale. Quelle est la personne ou le groupe qui vous doit le plus ? Y a-t-il eu une personne ou un groupe spécial qui vous a vraiment aidé à devenir la personne que vous êtes aujourd’hui ?

Quelqu’un vous a-t-il aidé à croire en vous et en vos capacités ? Y a-t-il quelqu’un qui vous a appris à apprécier la vie d’une manière nouvelle ? Y avait-il quelqu’un qui était là pour que vous puissiez compter sur lui quoi qu’il arrive ?

La plupart d’entre nous ont eu la chance d’avoir non pas une seule personne mais toute une équipe de professeurs, d’entraîneurs et de mentors qui nous ont aidés à grandir et à atteindre notre potentiel. Nous ne devrions pas oublier de remercier ces personnes encore et encore alors que nous vivons les vies qu’elles nous ont aidées à façonner. Plus important encore, nous devons rembourser cette dette, non pas à ces personnes, mais à la société. Comment va votre dette ? L’avez-vous déjà payée ou faites-vous encore semblant qu’elle n’existe pas ?

Nous entendons souvent cette expression à propos des criminels. Elle est parfois utilisée comme un euphémisme pour désigner l’incarcération. Mais la vérité est que nous avons tous une dette envers la société. Non pas parce que nous avons fait du mal à la communauté, mais plutôt parce que nous avons bénéficié du fait que quelqu’un d’autre a fait du bien.

Je suis presbytérien et notre expression du Notre Père comprend la phrase “Et pardonnez-nous nos dettes comme nous pardonnons à nos débiteurs”. Il est évident que, peu importe à quel point nous sommes bons et exemplaires dans notre vie, nous ne pourrons jamais rembourser notre dette à Dieu ou à son fils, de sorte qu’une partie du sens est assez claire. Je pense également que cela signifie que nous devrions faire le bien pour le bien plutôt que de tirer un quelconque bénéfice potentiel de cet acte.

Je pense aussi qu’il y a un autre niveau de signification et cela revient à l’idée centrale de notre dette envers la société. Je pense que lorsqu’il s’agit d’actes de bonté, il ne peut y avoir de relation individuelle. Il est évident que dans de nombreux cas, lorsqu’une personne a besoin d’aide, elle n’est jamais en mesure de lui rendre cette aide en nature. Mais ce n’est pas vraiment ce que nous voulons ou ce dont nous avons besoin lorsque nous offrons de l’aide ou de la gentillesse dans tous les cas.

Chaque fois que je fais quelque chose de charitable, d’utile ou de gentil, j’ai tendance à considérer l’acte comme une contribution à un vaste fonds de bonté. J’ai souvent profité de ce fonds au cours de ma vie et il est très probable que je continuerai à en profiter.

Une des raisons pour lesquelles j’aime ce concept est que je le considère comme une sorte de fonds ou de banque. La valeur croît de façon exponentielle plutôt que progressive, comme le ferait de l’argent investi de la même façon. Nous devrions tous nous en réjouir, car la vérité est que nous ne payons généralement pas notre dette envers la société.

La plupart d’entre nous font un chèque de temps en temps, achètent un billet pour une tombola et/ou passent quelques heures à travailler ici et là sur un projet quelconque. Quelques-uns iront beaucoup plus loin et consacreront une grande partie de leur temps, de leur énergie et/ou de leur argent pour le bien général, mais ils sont bien trop peu nombreux.

Souvent, lorsque nous sommes confrontés à une pression sur notre temps ou nos finances, ce sont nos activités philanthropiques qui sont les premières à être sacrifiées. J’ai moi-même été trop coupable de cela. Je me demande ce qui se passerait si nous inversions la tendance et si nous mettions l’aide aux autres au premier rang plutôt qu’au dernier rang ?

Le défi que je vous lance cette semaine est simplement de trouver un moyen d’alimenter notre fonds de bienfaisance. Empruntez au concept de “Pay It Forward”. Lorsque quelqu’un vous offre un coup de main, assurez-vous de lui transmettre cette faveur à la première occasion. Ne choisissez pas à la légère. N’équilibrez pas votre chéquier en premier. Ne prenez pas le chemin le plus facile. Faites ce qui est juste. Vous le saurez quand vous le verrez.

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